Guy Debord, Moles, Durkheim, Bourdieu, Spinoza, "L'insurection qui vient ", et ma propre dérive...

Guy Debord, Moles, Durkheim, Bourdieu, Spinoza, "L'insurection qui vient ", et ma propre dérive...
Le rapport aux objets est à restituer dans un cadre culturel et social. Comme l'a démontré Pierre Bourdieu dans « La distinction » , le choix des objets ne relève pas de décisions individuelles mais obéit à des règles de différentiation entre des groupes d'individus, sans que l'individu lui-même ne soit complètement conscient de ce déterminisme.

Les différentes pratiques de consommation dessinent les contours d'une hiérarchie sociale traversée par des rapports de domination et de pouvoir. Reflet de ces tensions, une charge symbolique est attribuée aux objets.
Au delà de sa fonction première, l'objet est un signe, il représente un statut. La montre donne pas seulement l'heure : sa qualité et son esthétique sont une indication du potentiel de l'individu qui la porte.

Pour l'industrie productrice de biens de consommation, l'acte de vente est l'acte essentiel.
Celle-ci propose à la vente une quantité d'objets considérable et sans cesse renouvelée, dont l'étalage, soumis à la loi économique de l'offre et de la demande, tente de rester en adéquation avec les besoins variables des individus.
Or l'implication de l'acheteur est indispensable, car c'est lui qui doit initier la transaction. Il convient donc de le convaincre ; c'est l'objectif de la publicité.

L'omniprésence de la publicité dans les paysages modernes ajoute une dimension cachée aux motivations des consommateurs, celle de la manipulation. La manipulation est un pouvoir auquel on est soumis sans le savoir. Les messages publicitaires sont conçus pour convaincre l'individu qu'il doit acheter, en jouant sur son système de valeurs; en d'autres termes, la publicité use de stratégies pour créer ou renforcer un besoin chez le consommateur. Le discours peut agir sur les freins qui empêchent l'individu d'acheter, ou insister sur la satisfaction qu'il retirera de son achat. L'individu parviendra ou non à décoder le message du vendeur, en isolant, s'il en a la capacité, les éléments de son discours qui relèvent de pures techniques de vente.

Le design est le processus de création d'un produit et de sa mise en forme afin de le rendre le plus attrayant possible pour le consommateur. Le sociologue Moles dégage deux axes directeurs dans la conception d'un objet. Le premier axe est purement fonctionnel, il quantifie la fiabilité du produit et sa réponse à sa fonction (la montre donne l'heure exacte, elle est facile à lire) ; Moles appelle le second axe « dimension du désir », ou design du rêve ; c'est la face irrationnelle de l'objet, sa capacité à revêtir une charge émotionnelle. Ce second axe relève de la séduction et du prestige : la montre est un objet rare, son élégance force le respect.
Moles poursuit son analyse en transposant la situation dans ce qu'il appelle « les sociétés du manque ». Là où les individus ne disposent que d'un pouvoir d'achat extrêmement faible, les valeurs de l'axe fonctionnel et celles du design du rêve sont profondément différentes de celles que l'on observe dans les sociétés de consommation. Moles parle de « désir fondamental ».

La vente, acte fondamental de la société de consommation moderne, spécule donc sur le sentiment de manque éprouvé par l'individu. Celui-ci consomme pour satisfaire des besoins de plus en plus éloignés de ses besoins primaires. Pourtant il n'est pas certain que l'individu moderne progresse vers l'accomplissement de lui-même.

L'individu consommateur évolue dans un labyrinthe complexe dont les parois sont les contraintes de son existence. Il choisit parmi les boîtes qui s'offrent à lui sur les rayonnages d'un immense supermarché planétaire : bureau, cité, appartement, voiture, télévision, téléphone portable... Chacun des objets proposés possède une fonction de représentation, une valeur symbolique bien au delà de son simple coût financier .
La possibilité pour l'individu d'accéder à ces richesses, et la frustration qui peut en découler, dépendent des capitaux économiques et culturels dont il est pourvu.

Les nouvelles technologies de communication peuplent son univers quotidien d'images virtuelles, simulacres d'objets et d'êtres lointains, soudain rapprochés à une distance intime par la numérisation. Ces simulacres déconcertent l'individu. Le proche et le lointain s'entremêlent et le sens de la réalité s'obscurcit. Sur l'écran numérique de la télévision les émeutiers de la Courneuve paraissent côtoyer les jeunes palestiniens de l'intifada dans un même univers de rage et de destruction. Les images se superposent. Ces signaux embrouillés ne facilitent pas la compréhension du spectateur, qui baigne dans une « mosaïque de cultures », selon l'expression de Moles. La culture mosaïque de l'homme moderne rassemble pêle-mêle des éléments disparates de plusieurs univers d'explication différents, sans logique de cohérence. Elle fausse ses repères et complique la nécessaire construction du sens.

La division du travail contribue à la perte de sens de l'individu en l'isolant dans sa fonction. Désorienté, détaché des formes anciennes de collectifs, il flotte en situation d'anomie. Le lien social s'affaiblissant, l'individu atomisé perd le sens des règles. Il voit ses désirs croître sans qu'aucune régulation sociale n'intervienne. Il devient sujet à ce que Durkheim appelait « le mal de l'infini », une passion sans limite, qui dans le monde moderne se traduit par une consommation compulsive d'objets.

L'industrie spécule sur cette fragilité du consommateur. Servie par le rythme soutenu des avancées technologiques, elle remodèle et sophistique toujours plus les objets proposés.
L'industrie agit sur la fonction de l'objet, mais également sur sa représentation. Puisque l'objet est un signe, l'industrie tente de canaliser la motivation des consommateurs en leur proposant des images stéréotypées sur lesquelles focaliser leurs besoins. Dans ce processus, l'image se détache de l'objet lui-même pour acquérir une existence propre. Le packaging, le design du contenant, évolue au point que l'emballage devient une véritable représentation glissée entre l'objet et le consommateur. L'emballage devient une image symbolique du besoin sur laquelle se fixe la motivation de l'acheteur.

Le packaging est donc une interface, un dispositif sophistiqué de médiation entre l'industriel et le consommateur. C'est un « vendeur silencieux », selon une expression courante des métiers de la grande consommation. Certains produits vont jusqu'à représenter un simulacre d'interaction humaine sur l'emballage ; le spahi de Banania est un exemple type chargé de l'imaginaire colonial.

La sémiologie du packaging met en évidence un univers de représentation complet avec ses codes et ses conventions : couleurs, formes, symboles, mythes. La réalité physique du produit est emballée dans l'imaginaire du packaging, qui offre une version scénarisée, mise en signes et en scène, dans le but de séduire le consommateur.
On retrouve la dualité corps-esprit de Spinoza dans ce couple contenu-contenant.

Ainsi la peau de l'objet est un décor imaginaire complexe qui met en scène l'acte de vente. La stratégie du packaging fait de l'acte de vente un véritable acte de communication, un échange entre l'industriel et le consommateur. L'échange est inégal, car la fonction de séduction de l'emballage a été mise au point avec les moyens considérables dont dispose l'industrie de production de masse. Le consommateur subit cet effet de séduction, sans pouvoir en décoder les mécanismes dont il ignore le fonctionnement. C'est donc par définition une forme de manipulation.

L'emballage ultime est le spot publicitaire, produit entièrement virtuel qui concentre en quelques secondes des images de rêve conçues pour provoquer l'acte d'achat. Le consommateur n'achète pas un objet, il achète un morceau de rêve stéréotypé conforme aux attentes normatives de son groupe de référence.

Or ce rêve est conçu pour avoir une durée de vie limitée, il est vite oublié et un autre rêve prend sa place. Les phénomènes de mode plus ou moins manipulés par l'industrie renouvellent sans cesse la carte des besoins de l'individu, démontrant l'importance du rapport social dans la genèse des motivations.

Cette dimension onirique et illimitée de besoins sans cesse renouvelés, évoque la nature fondamentale du désir. « Le propre du désir étant d'être toujours en creux, traduction intraduisible de la béance originaire de l'être de l'homme » .
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# Posté le samedi 04 juillet 2009 18:02
Modifié le samedi 04 juillet 2009 18:13

Le fléau du Tamiflu

Le fléau du Tamiflu
C'est un ami médecin. Comme moi, il travaille aux UN. On est assis ensemble à la cafét.
France 24 vient d'annoncer que l'OMS est passée en phase 5: pandémie imminente.
La peste du cochon menace l'Europe chrétienne.

On rigole. Nous connaissons tous les deux, pour avoir travaillé sur des épidémies graves, les règles de l' OMS.
" Tu te rappelles le choléra a Mogadiscio?"
"Ah oui, là, c'était sérieux. 200 morts en 3 jours, rien qu'au centre ville."

On voit bien, aux maigres info que filtrent les journalistes, qu'il y a là une grande manipulation.
Une pandémie sans maladie et sans victimes.
Mais rassurez-vous: le médicament est déjà prêt.

Les caméras s'aventurent dans un sous sol géré par l'armée.
Elles nous montrent l'immense stock de Tamiflu constitué à l'occasion de la précédente allerte, qui, déjà, n'avait fait aucune victime européenne.

Et puis, à ce moment, son télèphone sonne.
Il s'éloigne, engagé dans une conversation privée qui à l'air de le captiver.

Le revoilà. Il est transfiguré. La lumière de dieu l'a touché, semble-t-il.
"C'était Genève. Ils ont besoin de moi pour l'épidémie. Il faut que j'y aille.
"Quoi? Tu ne vas pas aller perdre ton temps là-bas?"
" Ah, tu sais. C'est une pandémie. C'est trés grave. Il y a déjà des cas en Europe.
L'OMS a besoin de moi."

Inconscient de sa cuistrerie, retournant sa veste d'un geste sans craindre le ridicule, le futur spécialiste de l'OMS commence alors à ergoter sur les mesures à prendre pour éviter la contagion ici-même.

Ici, où il n'y a jamais eu, et où il n'y aura probablement jamais, 1 seul cas de grippe mexicaine.
La nouvelle peur inventée par le spectacle qui régit nos vies.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 11:56

Le choix des armes

Le choix des armes
17 fév. 09 - 16h27 KINSHASA (AFP)
Entre objectif du désendettement et impératif du développement, la République démocratique du Congo se trouve confrontée au casse-tête du "contrat chinois", un accord de partenariat hors norme et aux conséquences incertaines.

Annoncé en septembre 2007, ce contrat prévoit un prêt chinois de quelque 9 milliards de dollars, dont six destinés au développement des infrastructures et trois à la relance du secteur minier. Ce prêt est partiellement remboursable en titres miniers.

Il prévoit la réhabilitation ou la construction de plus de 6.000 km de routes, de plus de 3.000 km de voies de chemin de fer, de deux barrages, d'hôpitaux, de logements et d'écoles à travers le pays, ravagé par des années de guerre.

Mais l'accord fait depuis des mois l'objet d'une sourde polémique à Kinshasa.
Contrat "léonin", a tonné l'opposition, tandis que les députés ont réclamé des "ajustements".

Au coeur des discussions, la "garantie" par l'Etat congolais de l'emprunt de la société de joint-venture minière (détenue à 68% par des entreprises chinoises et à 32% par la société publique congolaise Gécamines) créée pour l'occasion.

Ces dispositions préoccupent également les bailleurs de fonds, soucieux que la RDC ne contracte pas de nouvelles dettes auprès de la Chine alors que les Occidentaux envisagent d'effacer son ardoise.

Kinshasa vise en effet, via l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), l'élimination d'une large part de sa dette.

En septembre 2008, une mission du Fonds monétaire international (FMI) avait de nouveau tiré la sonnette d'alarme, demandant à la RDC de faire en sorte que "l'accord soit compatible avec la viabilité" de sa colossale dette extérieure, d'environ 11 milliards USD.

Les plus critiques font valoir que la dette risque de se creuser encore avec le contrat, le remboursement en titres miniers pouvant s'avérer difficile dans un contexte de chute du cours des matières premières.

Prise entre deux feux, la RDC veut continuer à travailler avec la Chine, sans s'aliéner les bailleurs.

"Le principe est acquis" d'apporter des changements à l'accord, indique à l'AFP une source gouvernementale congolaise, sous couvert d'anonymat.

"Il y a beaucoup de choses qui doivent être renégociées. L'accord prévoit des pénalités à l'endroit de la RDC en cas de manquement dans l'exécution du contrat, mais rien n'est prévu du côté de la Chine!", s'offusque cet officiel.

Côté chinois, on affirme pourtant que le contrat instaure une "coopération gagnant-gagnant", laissant entendre qu'aucun amendement substantiel n'est à l'ordre du jour.

S'agissant de la "garantie d'Etat" controversée, l'ambassadeur de Chine en RDC, Zexian Wu, assure à l'AFP que "l'Etat congolais n'est nullement tenu de rembourser le moindre sou en cas de difficulté" mais simplement de proposer des alternatives aux industriels.

Pour plusieurs diplomates, le gouvernement du président Joseph Kabila s'est en réalité aperçu tardivement qu'il ne pouvait se permettre de mécontenter les bailleurs de fonds.

A deux ans de l'élection présidentielle, la RDC "joue une partie difficile", relève un diplomate occidental. Qui souligne qu'au cours de sa dernière tournée africaine, achevée mardi à Maurice, le président chinois Hu Jintao n'a pas fait étape au bord du fleuve Congo.

Pour lui, "ça ressemble à un geste d'énervement vis-à-vis des Congolais".
# Posté le dimanche 25 janvier 2009 11:23
Modifié le mardi 17 février 2009 18:10

les comptes du léopart: chapitre final, qui voit la supercherie portée au grand jour

les comptes du léopart: chapitre final, qui voit la supercherie portée au grand jour
Comme la pochette de cette boîte d'allumette, qui nous rappelle la table de multiplication par 1, voici venu le temps d'ouvrir les yeux sur l'héritage de Mobutu.

Quel est le bilan de l'opération des Nations Unies la plus chère du monde?

Un jeune homme médiocre, aux competences douteuse, ouvertement manipulé par une clique de personnages sans scrupules, est désormais légalement à la tête d'un des pays les plus riches d'Afrique.

Comment en est-on arrivés là?

"Un complot international" peut-on lire dans la presse locale (cf l'article du Sniper "En république Démocratique", page 15 de ce blog).

Il y a malheureusement du vrai là-dedans, mais il faut préciser un peu.
Le terme de complot est un peu fort, il s'agirait plutôt d'une entente, une entente sur une stratégie commune entre deux personnes puissantes, pour servir les intérêts privés du premier et l'orgueil du second.

Revenons en 2004...
A cette époque, le nouveau chef de la MONUC est un ancien ambassadeur US. Brillant et charismatique, «Coco Swing» est rapidement adopté par la population congolaise qu'il sait flatter avec habileté. C'est un pur produit de l'administration américaine old-style. Son expérience aux Peace Corps lui a enseigné l'art de la fausse humilité condescendante, si utile pour charmer les populations et les manipuler en douceur.
Mais ne nous y trompons pas. Le petit homme apparait comme un personnage simple, sympa et sans arrogance. Il distribue avec largesse l'argent des bailleurs de fonds des Nations unies, au point que le budget annuel de la mission de paix dépasse le milliard de dollars américains.
Derrière cette image calculée et mise en scène avec soin se cache un individu cynique prêt à tout pour flatter son ego.

C'est à Lubumbashi que Coco S rencontre le belge Louis Michel, alors Ministre des Affaires Étrangères du royaume de Belgique.
Or, pour « monsieur Louis », le Congo n'est pas du tout un territoire neutre. Sa famille possède d'importants investissements dans la riche province du Katanga. Une situation rentable, qui remonte à la colonisation belge, et peut-être même avant... L'infâme monarchie de Léopold...

Ces deux hommes puissants décideront du sort du pays pendant les quelques jours que durera leur rencontre.
Monsieur Louis veut le fils Kabila comme président. Ses liens familiaux font de lui l'émergence politique d'un important lobby d'affaires belgo-libanais qui gère la majorité des exploitations minières du Congo.
Ce groupe d'affairistes a besoin de deux choses pour maximiser ses profits: la paix autour des sites d'extraction, et des réseaux d'écoulement stables pour sortir rapidement les denrées du pays.
Dans les années 70, la conscience politique était autre. On appelait alors ce genre de pratiques "la traite".

On murmure même qu'un des membres de cette association informelle, un ressortissant libanais proche du fils Kabila et propriétaire de nombreux commerces de luxe à Kin, serait à l'origine de l'assassinat de Mzee. Le père Kabila était trop fantasque, trop difficile à gérer. En gros, on lui a substitué son fils, avec la bénédiction des UN.

De son côté, Coco S veut des élections menées sans trop de heurts, et une stabilité qui dure juste le temps de se retirer avec majesté. Il veut un simulacre d'élection suffisamment crédible pour satisfaire les observateurs, et lui permettre de quitter son poste prestigieux de Représentant Spécial du Secrétaire General avec la gloire et les honneurs.

Que le pays ne se développe jamais ne préoccupe aucun de ces deux gentlemen.
Ce qu'il leur faut c'est une bonne dictature qui maintienne solidement l'ordre de la traite, sous un maquillage démocratique assuré par les Nations unies.

Mission accomplie. Je vous renvoie à l'article du sniper "Blue crush", page 10 de ce blog. Cet éloge de l'action de Coco S., publié par un journaliste de ses amis dans un grand magazine américain, marque un point d'orgue dans la carrière du petit bonhomme qui voulait à tous prix devenir grand.
# Posté le mardi 06 janvier 2009 15:02
Modifié le mardi 17 février 2009 18:35

Ce moment de calme que j'ai appris en regardant des westerns italiens

Ce moment de calme que j’ai appris en regardant des westerns italiens
Vous vous rappelez certainement la séquence de la voie ferrée, au début de Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone.
Ou l'épisode de l'attaque de la banque dans Mexicano.

Il doit être midi et la lumière blanche du soleil écrase le décor. Sous le poids inexorable de ses rayons les constructions humaines semblent se désagréger et devenir poussière. La vie humaine elle-même parait n'être qu'une brève étincelle dans cet océan implacable d'énergie brute.

Le héros est assis à l'ombre d'une mauvaise construction. Il n'est pas rasé, il porte un cache poussière, des bottes en cuir et un chapeau à bord droit qui souligne son regard.
Il boit du café ou autre chose. Il ne bouge presque pas. Il est incroyablement calme. Planté dans un angle de la scène d'un théâtre large comme le monde, c'est la statue d'un dieu grec dédiée à l'éternité.

Partout autour de lui vibre une violence symbolisée par la chaleur de l'astre. La banque est attaquée à la mitrailleuse. Le train arrive et déclenche la tuerie.

Imperturbable et sans aucun mouvement superflu, l'homme continue à siroter lentement son café.
On entend des accords de guitare espagnole, et un homme qui siffle.

La violence se déchaîne partout autour de lui mais il est assis dans un îlot de calme qui le protége.

Une attitude mentale qui vaut tous les gilets pare-balle.

* * *
Finalement les troupes gouvernementales écrasent la rébellion et reprennent la ville. La révolution est terminée. Un officier s'adresse à un guérillero prisonnier :
- « Où est Paco ? Et le Pollack ? »
- « Ils sont en train de boire un café, espèce de con. »

Ici le solo de guitare du Concerto de Aranjuez.
# Posté le mardi 23 décembre 2008 13:20
Modifié le dimanche 03 mai 2009 11:59