Ce moment de calme que j'ai appris en regardant des westerns italiens

Ce moment de calme que j’ai appris en regardant des westerns italiens
Vous vous rappelez certainement la séquence de la voie ferrée, au début de Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone.
Ou l'épisode de l'attaque de la banque dans Mexicano.

Il doit être midi et la lumière blanche du soleil écrase le décor. Sous le poids inexorable de ses rayons les constructions humaines semblent se désagréger et devenir poussière. La vie humaine elle-même parait n'être qu'une brève étincelle dans cet océan implacable d'énergie brute.

Le héros est assis à l'ombre d'une mauvaise construction. Il n'est pas rasé, il porte un cache poussière, des bottes en cuir et un chapeau à bord droit qui souligne son regard.
Il boit du café ou autre chose. Il ne bouge presque pas. Il est incroyablement calme. Planté dans un angle de la scène d'un théâtre large comme le monde, c'est la statue d'un dieu grec dédiée à l'éternité.

Partout autour de lui vibre une violence symbolisée par la chaleur de l'astre. La banque est attaquée à la mitrailleuse. Le train arrive et déclenche la tuerie.

Imperturbable et sans aucun mouvement superflu, l'homme continue à siroter lentement son café.
On entend des accords de guitare espagnole, et un homme qui siffle.

La violence se déchaîne partout autour de lui mais il est assis dans un îlot de calme qui le protége.

Une attitude mentale qui vaut tous les gilets pare-balle.

* * *
Finalement les troupes gouvernementales écrasent la rébellion et reprennent la ville. La révolution est terminée. Un officier s'adresse à un guérillero prisonnier :
- « Où est Paco ? Et le Pollack ? »
- « Ils sont en train de boire un café, espèce de con. »

Ici le solo de guitare du Concerto de Aranjuez.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 13:20

Modifié le dimanche 03 mai 2009 11:59

la qualité des troupes, le courage de leurs chefs

la qualité des troupes, le courage de leurs chefs
C'est un sujet tabou, mais il serait quand même temps d'en parler... Que valent vraiment les contingents qui composent les troupes des UN en RDC?

PARIS - Le commandant des Casques bleus de l'ONU en République démocratique du Congo a démissionné, annonce le quotidien "La Croix" citant l'AFP dans son édition de mardi.

Le général espagnol Vicente Diaz de Villegas avait pris la tête de la MONUC, la plus importante mission onusienne de maintien de la paix avec plus de 17.000 hommes, il y a deux mois à peine, en septembre.

"Le général a effectivement remis sa lettre de démission. C'est une grande surprise pour tout le monde", a déclaré le porte-parole de la MONUC, Michel Bonnardeaux.

Les raisons du départ prématuré du général n'ont pas été précisées.

Deux sources onusienne et diplomatique à Kinshasa parlant au journal sous le couvert de l'anonymat ont suggéré que le chef de la MONUC pourrait s'être "senti bridé en termes de moyens et de règles d'engagement" ou avoir "donné des ordres qui n'ont pas été exécutés par certains contingents, sous pression de leurs autorités nationales".

La démission du général Diaz de Villegas survient alors que la rébellion de Laurent NKunda s'est emparée dimanche de la base militaire de Rumangabo, à 40km de la capitale du Nord-Kivu, Goma. Un camp qu'elle avait déjà occupée avant de laisser la place à la MONUC le 10 octobre dernier. Lundi, des milliers de Congolais ont attaqué quatre bâtiments de la MONUC à Goma pour protester contre l'incapacité du contingent onusien à protéger la population de l'attaque rebelle.

Selon l'ONU, plus de 200.000 personnes ont fui la région au cours des deux derniers mois, rejoignant les quelque 1,2 million de Congolais déplacés dans l'est du pays depuis le début de ces combats en 2007

# Posté le lundi 27 octobre 2008 14:37

FARDC à l'Est...

FARDC à l'Est...
Que se passe-t-il à l'Est du Congo?
Rien de nouveau finalement.
Une vieille histoire, toujours la même, le négationisme en plus.

Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Combien d'erreurs derrière ces 5 mots?

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 14:58

Modifié le samedi 01 novembre 2008 10:05

eclats de lumière

eclats de lumière
Il y en a cinq. Cinq éclats brillants, aux arêtes tranchantes, comme du verre brisé. Ils interceptent la lumière du couloir et projettent un kaléidoscope de couleurs sur les murs tapissés de la chambre.

C'est une boutique de souvenir de l'hôtel Memling, un des deux hôtels soit disant de luxe de Kinshasa. Il achète des bijoux fantaisie en malachite, pour offrir à son arrivée en France demain matin.
Sa mission en RDC est terminée. Ce soir, il prend le vol de nuit d'Air France. Il lui reste quelques heures pour dépenser ses derniers dollars avant le retour dans la zone Euro.

Prévenant, le vendeur emballe les bijoux dans deux petites boites calfeutrées, d'élégants petits écrins de plastique. Le couvercle est frappé du nom de la boutique en lettres dorées. Il lui laisse cinq dollars de pourboire.

Il remonte dans sa chambre et dépose ses achats dans son bagage à main. Sa valise est déjà enregistrée à l'agence Air France.
N'Djili, l'aéroport international de Kinshasa, est à plus de deux heures de route du centre ville. C'est certainement un des aéroports les plus mal famés du monde. A N'Djili, on peut même perdre la vie, si on ne fait pas attention. Alors les bagages... Pour limiter la casse, les compagnies aériennes organisent l'enregistrement de leurs passagers directement en ville. Air France donne même le ticket d'embarquement, avec une demi-journée d'avance.

Le vendeur de la boutique le rattrape dans le hall du Memling.
« Monsieur, monsieur, patron. »
« Oui ? » Il est distrait. Il a rendez-vous avec Esther pour un petit verre d'adieu. Ce vendeur est collant, il n'aurait pas du lui donner un tel pourboire.
« Monsieur, j'ai oublié quelque chose, j'ai laissé un papier. Monsieur, s'il vous plait ».
« Ah écoutez, je vous ai payé, non ? Alors la transaction est finie, laissez moi. »
Il l'écarte de la main et sort. L'autre fait mine de le suivre mais le vigile à l'entrée de l'hôtel l'en empêche.

Il est 17:00. Il repasse à l'hôtel pour récupérer son bagage à main et régler sa note. La première personne qu'il voit dans le hall du Memling est le vendeur de la boutique de souvenirs, qui l'attend manifestement. Il prétend l'ignorer mais l'autre s'accroche à son bras.
« Patron s'il te plait. Pitié. »
L'accent avec lequel est prononcé ce dernier mot lui va droit au c½ur, réveillant des émotions encore fraîches. Mal dissimulé derrière cet accent tragique, un millier d'horreurs accablent la population de l'Est du Congo. Tout comme l'odeur de la mort, ce léger tremblement de la voix, l'accent du désespoir, hantera à jamais l'âme de celui qui l'a approché de trop prêt.

Il tourne la tête et regarde le jeune vendeur en face. L'autre à un visage décomposé, il est sous le coup d'une émotion puissante qui le fait transpirer. Les petits muscles de ses traits sont agités de tics nerveux. L'ensemble du visage semble vibrer, prêt à se disloquer sous une force immense.

« J'ai oublié un papier dans la boite, monsieur, laisse-moi le récupérer. »

Il l'accompagne dans la chambre. Méfiant, il laisse la porte du couloir ouverte, mais en même temps il cède à la précipitation qui anime le jeune homme. Il attrape son sac sans même allumer la lumière, ouvre la fermeture éclair de la poche latérale, et sort enfin le paquet de la boutique.
« Hé, doucement ! »
L'autre a littéralement bondi sur le paquet. Fébrile, il ouvre une des boites et arrache la doublure de tissu qui fait forme d'écrin. Il ne trouve pas ce qu'il cherche. Il jette la boite et son contenu sur le lit et ouvre la seconde.
« Non mais, vous ne pouvez pas faire attention ? »
Le congolais s'est attaqué à la doublure du second écrin. Il en retire le papier chiffonné qui donne la forme au tissu. Soudain il se détend.
« Bon, maintenant ça suffit, montrez moi ça ! »
Il lui arrache des mains la boule de papier froissé.
« Pitié, boss ! »
C'est un morceau de listing informatique, du papier de banque certainement récupéré dans une quelconque corbeille, puis recyclé.

Maintenant à distance le congolais qui gémit, il déplie lentement la boule de papier.
Cinq petits objets brillants s'en échappent soudain et glissent sur le couvre-lit défraîchi de la chambre d'hôtel.

Le congolais est à genoux, sa tête repose presque sur le lit. On dirait un condamné à mort qui attend l'exécution de la sentence.

Sur le couvre-lit défraîchi de l'hôtel Memling, cinq diamants bruts interceptent la lumière du couloir.
A travers l'obscurité de la chambre, ils projettent un kaléidoscope de couleurs sur les murs tapissés.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 12:09

Le Rwanda publie son réquisitoire contre la France - Le Monde - 06/08/08 (suite de l'article précédent)

Le Rwanda publie son réquisitoire contre la France - Le Monde - 06/08/08 (suite de l'article précédent)
Accablement, tant s'accumulent les récits de la collaboration des soldats français au tri ethnique de la population, de l'aide apportée aux tueurs, et de leurs exactions, allant des viols aux assassinats. Gêne, tant peuvent être sujets à manipulation des témoignages invérifiables de génocidaires repentis, recueillis par leurs vainqueurs dans un pays traumatisé et autoritaire. L'intitulé officiel de la commission, "chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide", montre la précision de l'objectif assigné et le peu de place laissé aux vérités complexes.

En présentant le rapport devant les caméras de la télévision nationale, le ministre rwandais de la justice, Tharcisse Karugarama, a évoqué la perspective de "poursuites judiciaires" contre "des personnalités pointées du doigt pour leur rôle dans le génocide". Une liste de 33 responsables français – 13 politiques et 20 militaires – a été diffusée. Outre M. Balladur, sont notamment visés Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, son directeur de cabinet, François Léotard (défense), Hubert Védrine, secrétaire général de l'Elysée, et Jean-Christophe Mitterrand, conseiller à l'Elysée.

Le document dresse un inventaire de toutes les charges que l'actuel régime rwandais du président Paul Kagamé, issu de la victoire militaire des Tutsis de l'extérieur contre les génocidaires, a accumulées contre le pays qui a soutenu militairement ses adversaires hutus et parfois ses bourreaux.

Etayé par de nombreuses notes, le document décrit l'engrenage du soutien français au régime "fondé sur une discrimination ethnique officielle" du président Habyarimana, menacé depuis 1990 par le Front patriotique rwandais (FPR) regroupant les Tutsis exilés en Ouganda. Le document évoque "une stratégie indirecte de confrontation entre l'armée française au Rwanda et le FPR".

Attribuant au président Mitterrand un "parti pris antitutsi", les auteurs expliquent son engagement croissant par sa volonté d'"endiguer l'influence du monde anglophone [les Tutsis du FPR sont anglophones]" et de montrer aux autres présidents africains amis de la France que Paris ne laisse pas tomber ses alliés.

Concrètement, le rapport Mucyo accuse la France "d'avoir formé les milices interahamwe qui ont été le fer de lance du génocide". Les Français "nous disaient que (...) l'ennemi était le Tutsi", affirme un ancien interahamwe (milice hutue), qui dit avoir été formé par des militaires français. "Les Français (...) ont formé des gens qui ont été utilisés pour tuer", martèle un ancien militaire rwandais auditionné par la commission. Omniprésents, les Français auraient engagé dès 1992 des programmes de "défense civile" alliant "l'apprentissage de différentes méthodes d'assassinat" et "un endoctrinement des miliciens à la haine ethnique". De facto maîtres du service de renseignement, des gendarmes français "ont contribué en toute connaissance de cause au fichage informatisé des suspects politiques et ethniques qui devaient être massacrés durant le génocide", ajoute le document, alléguant la connaissance par Paris du mécanisme d'élimination en préparation et accusant les Français d'avoir ainsi "contribué à la radicalisation ethnique du conflit".

Avant même la perpétration du génocide, les militaires français ont déployé "une importante activité dans le contrôle des cartes d'identité" permettant de trier Hutus et Tutsis aux barrages routiers, selon la commission. Des actes d'intimidation, des disparitions voire des viols consécutifs à ces contrôles sont amplement décrits par des témoins.

Après l'attentat contre le président Habyarimana et le déclenchement du génocide, le 6 avril 1994, ces mécanismes se seraient exacerbés. Le rapport décrit l'ambassade de France, où se sont alors réfugiés les hauts responsables du régime, comme le centre de la résistance des extrémistes hutus. Il dénonce "le soutien accordé par l'ambassadeur Marlaud" au colonel Théoneste Bagosora, considéré comme le cerveau du génocide. En plein massacre, les Français se seraient abstenus de sauver des civils. Un témoignage décrit "une femme enceinte que l'on éventre" devant "deux soldats français qui rigolaient". En outre, les militaires français auraient pratiqué des "évacuations sélectives", séparant des couples mixtes, abandonnant les personnels rwandais de leurs propres institutions.

Inédits, plusieurs témoignages font état de la poursuite de livraisons d'armes françaises – "des dizaines de tonnes" – avant et pendant le génocide et de leur utilisation. Présentée par les Français comme humanitaire, l'opération Turquoise déclenchée fin juin 1994 est analysée sans nuance dans le rapport Mucyo comme la poursuite d'une "guerre de l'ombre" contre les Tutsis "en plein génocide".

Multipliant les témoignages sur des exactions et sur la passivité devant les massacres, le document les présente comme parties prenantes d'une "stratégie" française. A le croire, il en serait ainsi du drame de Bisesero, où les militaires français ont attendu trois jours avant de porter assistance à des victimes du génocide errant dans une forêt.

Contestée, cette vision mécanique d'une complicité française délibérée sur le terrain est appuyée par un déluge de dépositions faisant état de largages par hélicoptère de Tutsis. Certains auraient ainsi été assassinés, d'autres livrés vivants aux génocidaires. Des dizaines de récits de viols complètent ce tableau insupportable. "Les Français, assure un témoin, nous avaient chargés de leur chercher des filles ou des femmes tutsi (...) qui, disaient-ils, ne leur causeraient pas de problèmes".
Alors que l'opération Turquoise, sous mandat des Nations unies, est censée permettre la protection des victimes, la commission Mucyo y "discerne" rien moins que "la prise en charge du projet génocidaire par les décideurs français".

Livrées quatorze ans après les faits, ces pesantes accusations synthétisent et amplifient des griefs souvent déjà connus. Depuis longtemps déjà, les accusations réciproques lancées devant les tribunaux de chaque pays ou devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda d' Arusha alimentent une vive tension diplomatique franco-rwandaise. Les mandats d'arrêt délivrés par le juge Bruguière contre de hauts responsables du régime actuel mis en cause dans l'attentat de 1994 contre l'avion présidentiel qui a déclenché le génocide ont abouti, en 2006, à la rupture des relations diplomatiques par Kigali. Le rapport Mucyo peut d'ailleurs apparaître comme une riposte à ces mises en cause qui entravent la liberté de circuler de plusieurs dignitaires rwandais.

Le document, remis au président Kagamé en novembre 2007, est finalement publié au moment où la justice espagnole met à son tour en cause des responsables rwandais. Kigali menace aujourd'hui explicitement de déclencher une procédure symétrique ciblant des personnalités françaises.

Officiellement, le rapport Mucyo n'avait pas été transmis, mercredi 6 août au matin, aux autorités françaises. Dans les milieux diplomatiques, on estimait ses conclusions "pas très nouvelles et peu convaincantes" et l'on voulait croire que l'initiative de Kigali n'était pas de nature à contrarier le réchauffement des relations bilatérales, net depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Et d'insister sur le fait que les personnalités françaises visées appartiennent toutes "au passé".

Philippe Bernard

Le Quai d'Orsay dénonce des "accusations inacceptables". Il y a dans ce rapport des accusations inacceptables portées à l'égard de responsables politiques et militaires français", a déclaré mercredi à la presse un porte-parole du ministère des affaires étrangères, Romain Nadal, précisant que le texte n'avait pas été communiqué à la France "pas les voies officielles". "On peut s'interroger sur l'objectivité du mandat confié à cette commission indépendante chargée par les autorités rwandaises de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda", a-t-il poursuivi. Mais "notre détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte", a souligné le porte-parole. Il a notamment rappelé certaines étapes accomplies en vue d'une réconciliation, comme la rencontre entre le président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue rwandais, Paul Kagame, à Lisbonne en décembre 2007, et la visite du chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, à Kigali, un mois plus tard. "Nous continuons à placer notre relation avec le Rwanda dans cette perspective d'avenir", a-t-il insisté. – (AFP)

# Posté le mercredi 06 août 2008 16:37

Modifié le mardi 06 janvier 2009 15:01

3 opérations militaires francaises, chronologie d'un génocide

3 opérations militaires francaises, chronologie d'un génocide
1er octobre 1990.
A la suite d'une attaque du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé dans le nord du Rwanda, l'armée française intervient pour soutenir le président rwandais, Juvénal Habyarimana (opération Noroît)

4 août 1993.
Un gouvernement de transition est créé à Kigali par les accords d'Arusha, à l'initiative de l'ONU; les troupes de l'ONU remplacent celles de la France au Rwanda.

6 avril 1994.
Le président Juvénal Habyarimana est tué dans l'explosion de son avion abattu par un missile sol-air; le président du Burundi qui voyageait avec lui, est également victime de cet attentat. Cet évènement marque le début des tueries. La France intervient pour évacuer les Européens de Kigali (opération Amarylis)

22 juin 1994.
La France lance l'opération Turquoise qui, selon Edouard Balladur, alors premier ministre, a pour but de "mettre un terme aux tueries". Le FPR accuse la France de vouloir sauver le régime rwandais et les auteurs du "génocide".

18 août 1994.
Les troupes françaises quittent le Rwanda.

8 novembre 1994.
L'ONU crée le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui siège à Arusha (Tanzanie).

15 décembre 1998.
Conduite par Paul Quilès, une Mission d'information parlementaire retient "une erreur globale de stratégie" dans le soutien de la France au régime hutu, mais l'exonère de participation au génocide.

2 juillet 2002.
Le président Kagamé déclare : "La France devrait se souvenir qu'elle a été directement impliquée."

23 décembre 2005.
A la suite d'une plainte de rescapés, une information judiciaire est lancée à Paris contre la France pour "complicité de génocide".

17 avril 2006.
Première réunion de la Commission d'enquête rwandaise sur le rôle de la France.

17 novembre 2006.
Le juge Bruguière recommande des poursuites contre M. Kagamé devant le TPIR pour sa participation à l'attentat contre Juvénal Habyarimana. Le 22, il signe neuf mandats d'arrêt contre des dirigeants rwandais.

24 novembre 2006.
Le Rwanda rompt ses relations diplomatiques avec Paris.

8 décembre 2007.
Nicolas Sarkozy rencontre Paul Kagamé et parle d'un "début de normalisation".
Rédigé par sept juristes et historiens choisis par le pouvoir rwandais, présidé par l'ancien ministre de la justice Jean de Dieu Mucyo, le rapport est alourdi de 166 feuillets de témoignages dont la lecture suscite à la fois accablement et gêne.
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# Posté le mercredi 06 août 2008 16:32

Modifié le samedi 18 octobre 2008 08:35

PNC: Police Nationale Congolaise

PNC: Police Nationale Congolaise
La force
reste a la loi
et ça
ne l'oublie pas...

Les éléments de la PNC sont formés en partie par la France, par la mission de l'ONU en RDC et par d'autres pays.
Il reste quand même du travail a faire.

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# Posté le lundi 04 août 2008 16:12

Modifié le jeudi 28 mai 2009 13:58