strike on Monuc

strike on Monuc
Les employes congolais de la Monuc sont en grève. Cette grève non autorisée par le règlement du personnel des Nations Unies ralentit considerablement le fonctionnement de la mission de maintien de la paix, dans une periode charnière post electorale ou les défis se multiplient, remettant en question la paix civile...

Pour résumer mon opinion, ce n'est pas le moment. Et ce n'est pas non plus franchement justifié.

Dans l'Est, la securité se dégrade, le chef rebelle tutsi Laurent Nkunda est plus fort que jamais, alors que les genéraux de Kabila aux commandes de l'armee regulière jouent a des jeux pas très clairs.
Les rares journalistes qui osent elever la voix se taisent rapidement, le corps alourdi d'une balle dans la tête.

Et pendant ce temps, à Kin, des grévistes sabotent les installations, menacent les gens de mort (brulé dans un pneu, rien que ca), et invoquent la charte et les droits de l'homme pour se plaindre de conditions de travail « dégradantes et humiliantes » (sic). Grace à leur action d'éclat, Radio Okapi a cessé d'emettre pendant 24 heures.

La Monuc, comme toute organisation qui réalise des travaux nécessitant de la main d'oeuvre, emploie un grand nombre de journaliers. Ceux-ci sont plutot bien payés, ils gagnent environ 200$ par mois, quand le salaire moyen d'un employé kinois est inferieur à 150$, celui d'un parlementaire etant de 700$.
Ils sont equipés de tenues de travail, et surtout ont accés au recrutement UN qui éventuellement permets AUX MEILLEURS D'ENTRE EUX de devenir un employé regulier dés qu'un poste s'ouvre, voire, plus tard, de devenir employé international. Des congolais partent tous les mois comme internationaux sur d'autres missions de maintien de la paix.

Les employés congolais sous contrat avec les UN recoivent toutes sortes de formations et béneficient d'avantages considérables. Ils gagnent au minimum 800$, certains depassent les 1 000$, ce qui a Kinshasa leur confère un pouvoir d'achat supérieur à celui des classes moyennes europennes.

Les journaliers qui se plaignent d'avoir conservé ce statut "en bas de l'échelle" pendant des années devraient donc se poser d'abord quelques questions avant de proférer leurs menaces.

Si on ne les a pas recruté avant, il y a peut être une raison...

Et avant de crier « la Monuc aux Congolais, les Internationaux dehors », il faudrait d'abord se demander ce que c'est que la Monuc, et aussi, est-ce vraiment le moment de remettre la paix en question, en se laissant manipuler par des agitateurs politiques à la solde d'on ne sait qui ?

# Posté le dimanche 26 août 2007 11:56

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 10:33

Le secret caché derrière la remise

Le secret caché derrière la remise
La remise, à Kinshasa, c'est une institution.

On parle de remise quand un acheteur, par exemple le logisticien d'une ONG, procède à un achat sur le marché local pour le compte de son employeur.
Le fournisseur va alors établir une facture du montant de la transaction, en bons dollars américains.
De retour au bureau, notre brave acheteur présentera cette facture au comptable de son employeur pour justifier la dépense.
Jusque là, rien à redire. A part peut-être le fait que la loi impose que les transactions soient faites en Francs congolais et non dans une autre devise, mais bon. L'état n'imprime que des petites coupures, alors...

Mais a Kin, une transaction sans problèmes, c'est difficile a croire. Où est donc l'embrouille ?

En fait, le montant de la fameuse facture est bien supérieur à celui véritablement encaissé par le fournisseur. La différence entre le prix réel encaissé, et le prix marqué sur le papier, est de l'ordre de 25%, voir plus.
Cette différence, c'est la « remise ». Dans une confusion typiquement congolaise, la remise est en fait une augmentation, que se partagent les employés de l'acheteur et du vendeur, sous l'½il complice du patron du magasin.
Cette remise est un complément de salaire illégal, qui permet aux fournisseurs de sous payer leurs employés (à peine 100 dollars par mois, transport et repas de midi compris...). La remise est extorquée à l'organisme acheteur par la corruption de son employé et la production d'une « vraie fausse » facture.
Les effets sur l'économie sont évidents : les prix des fournisseurs, qui répercutent déjà des taxes d'importation ahurissantes (plus de 50% de la valeur) et les marges de bénéfice confortables des patrons, sont à nouveau majorés au moment de la vente par le vendeur lui-même.
Cette pratique exclus du système les petits budgets, qui n'ont pas les moyens de se payer, par exemple, des pièces détachées fiables pour leur voiture, et donc roulent dans de véritables tombeaux automobiles au péril de leur vie et de celle des autres.
Elle banalise une forme élaborée et particulièrement perverse de corruption à la congolaise, qui culmine quand l'acheteur produit à son employeur une facture fausse à 100%, alors qu'il n'a rien acheté du tout, se contentant de recycler une pièce usée un peu maquillée.

Certains cybercafé se sont spécialisés dans la production de faux documents contre rémunération, utilisant papier à en-tête et tampons volés, reproduits ou scannés...

Les faux en écritures pullulent dans un pays qui n'a pas rompu avec l'oralité, où un papier n'est finalement qu'un emballage pour le poisson, un autre truc inventé par ces drôles de singes mundele (blancs) pour se compliquer la vie.

Vraie/fausse carte de vote vendue sous le manteau à un agitateur politique qui a fait retoucher la photo au scanner, vrai/faux passeport établi par un vrai fonctionnaire à partir d'un faux certificat de naissance délivré par un vrai agent d'état civil, qui lui-même n'était qu'un vrai agent d'entretien avant les pillages, vrai diplôme délivré par un vrai professeur d'université qui couche vraiment avec ses jolies étudiantes éberluées qui ne sont jamais venues en cours...

Ca devient criminel quand on touche au VIH.
La production de vrai/faux certificats se passe parfois à l'insu même de la personne testée.
Le laborantin procède bien à la prise de sang, mais pas au test.
Il se contente de remplir le formulaire en déclarant le test négatif, histoire d'éviter les problèmes avec le patient.
Puis il revend le test non utilisé sur le marché noir, ou l'écoule dans sa propre « pharmacie » privée, gérée au quartier par sa femme.

Au Congo, la majeure partie de la population ne mange pas à sa faim tous les jours.
Dans ce pays où il faut « régler la faim d'abord », il n'y a pas de petits profits, et pas de pitié.
Un test qu'on peut revendre 5 à 10 dollars, quand le salaire est de moins de 200 par mois, c'est bon à prendre...

Si le voisin attrape le sida, tant pis pour lui, il n'est pas le premier, et de toute façon, c'est dieu qui l'a voulu. Car dieu a l'oeil sur le Congo.

Le mundele, lui, il a « dépassé la faim ».

Il ne peut pas comprendre.

# Posté le lundi 13 août 2007 13:24

Modifié le lundi 13 août 2007 13:36

une balle dans la tete

une balle dans la tete
GOMA , 10 août 2007 (AFP) - Un photographe congolais a été abattu jeudi soir par des inconnus à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi de source policière.

Patrick Kikuku Ilungula, 35 ans, a été exécuté d'une balle dans la tête jeudi soir, a déclaré à l'AFP le commandant de la sécurité de la ville, le lieutenant-colonel Solola Buindja.

Selon des témoins interrogés par l'AFP, le photographe a été abattu à environ 100m de son domicile dans la périphérie de Goma, alors qu'il revenait d'un reportage à la foire touristique au centre-ville.
« Le tueur lui a tiré une balle dans la nuque. Il a emporté son appareil photo, mais pas d'argent ni son téléphone portable », a précisé un membre de la famille. Le fait que le criminel n'ait emporté que l'appareil photo de sa victime laisse penser que celle-ci était ciblée pour ses activités professionnelles

Marié et père de huit enfants, le photographe collaborait à plusieurs journaux paraissant à Goma.

« Dans cette ville du Nord- Kivu, les cas d'assassinats sont très fréquents », commente un gradé de la police, en guise d'explications.

C'est peu de le dire.

La mort du photographe intervient dans un contexte particulièrement tendu dans le Kivu. Une série d'assassinats de notables, de responsables politiques et économiques et d'etudiants se sont succédé ces dernières semaines.
Les membres des forces de l'ordre eux-mêmes ne sont pas toujours innocents, si l'on en croit le dernier rapport mensuel des UN sur la situation des droits de l'homme dans ces provinces sinistrées, livrées à la barbarie et à l'arbitraire d'hommes en armes sans scrupules.
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# Posté le lundi 13 août 2007 13:22

des milliards au soleil

des milliards au soleil
La résolution 1756 du Conseil de Sécurité de l'ONU établit un lien direct entre l'exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales, la corruption de l'élite congolaise, l'insécurité, et le trafic d'armes en RDC. Depuis la chute de Mobutu, les UN ont documenté le processus de prédation à longueur de rapports.

Pourtant, rien n'a encore changé depuis l'élection démocratique du président.

Lassés de l'inertie du nouveau gouvernement au terme de plus de 150 jours d'exercice, les représentants de la société civile se mouillent par l'intermédiaire d' ONGs congolaises (dites « ONGs locales » par les internationaux).
Ils dénoncent, preuves à l'appui, des conflits d'intérêts dans le processus de revisitation des contrats miniers initié par le gouvernement.

Sucking blood from Switzerland
Les ONGs accusent, entre autres, la Compagnie Benjamin De Rothschild d'être à la fois juge et partie.
« Il se dégage de l'analyse des conflits d'intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. »
Un lien direct est établi entre la Banque de Rothschild, filiale de la Compagnie Benjamin De Rothschild, et de nombreuses entreprises titulaires de gros contrats miniers portant sur l'exploitation du cuivre, cobalt, diamant et or.
Le Groupe LCF Rothschild appartient à la branche Genevoise de la famille Rothschild.
Les ONGs demandent à cette compagnie vampire de se récuser comme expert auprès du gouvernement.

Elles dénoncent aussi d'autres conflits d'intérêt, attirant l'attention sur « le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l'autorité des membres du gouvernement de transition, dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour, ou représentent des entreprises privées. »

« La plupart des contrats ont été signés à l'avantage d'entreprises originaires de pays membres de l'ancien Comité International d' Accompagnement de la Transition (Ciat), qui n'avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat. »(sic)

Fortune de Mobutu, la version Suisse.
Les fonds détournés par Mobutu à l'époque de sa fuite avaient été estimés à 14 milliards de dollars US.
Mobutu disposait d'un Boeing personnel, pour lequel il avait fait construire au frais de l'état une piste personnelle en pleine jungle. Ce Boeing, quand il ne servait pas à aller chercher son coiffeur à Paris pour une petite coupe rafraîchissante, bien nécessaire n'est-ce pas, lui permettait de rejoindre régulièrement le territoire Helvète. La neutralité légendaire des banques suisses assurait au président dictateur d'escamoter ce qu'il voulait.
Voici que les Suisses ne retrouvent que quelques malheureux millions dans leurs caisses. Ou est passé le pactole ? On commence à dire que l'estimation de départ était exagérée...
Certainement. Bien entendu.

Comparons les chiffres. Je n'aime pas faire ça, mais quand même, dans ce cas ça peut ouvrir les yeux sur l'énormité de l'arnaque.
Même si Mobutu ne les a pas escamotés, il manque quand même 14 milliards, puisque c'est environ le montant actuel de la dette extérieure du pays, et on ne voit pas vraiment à quoi cet argent a été utilisé sur place. Au mieux, ces fonds ont été dilapidés dans des entreprises inutiles.

Or on sait que le coût total de la Monuc était en 2006 d'un peu plus d'un milliard de dollars.
La Monuc, c'est une force militaire de 17 000 hommes pour assurer le maintien de la paix, plus quelques centaines de policiers, et environ 3 000 employés civils oeuvrant dans différentes branches : droits de l'homme, bonne gouvernance, journalisme...
Au niveau logistique, la Monuc est la première compagnie d'aviation d'Afrique avec plus de 80 appareils ; des milliers de véhicules terrestres ; un système de communication intranet et un reseau de téléphone étendu sur tout le territoire et relayé par satellite...

Ce monsieur Mobutu a donc eu en main le moyen de développer considérablement son pays ; avec les 14 milliards disparus, il aurait pu financer des infrastructures considérables, y compris les moyens humains nécessaires, pendant une quinzaine d'années.
Le Congo aurait alors un autre visage, bien différent de sa misérable face torturée d'aujourd'hui.

Gageons que Mr Kabila saura prendre un chemin différent, et que chaque centime qui passera entre les mains de son administration sera réinvesti immédiatement pour le bien-être et le bonheur du peuple congolais.

# Posté le samedi 21 juillet 2007 09:29

Modifié le lundi 13 août 2007 13:21

Sharp shooter – RELOAD RELOAD

Sharp shooter –       RELOAD     RELOAD
Achevant de tracer une invisible parabole à travers l'air chaud de l'éternel été tropical, la balle de guerre de 9 millimètres éclate soudain le pare brise du Land Cruiser.

Elle pénètre le front du conducteur, s'enfonce dans son cerveau, et ressort au niveau de la nuque en pulvérisant une vertèbre cervicale. Poursuivant sa trajectoire oblique dirigée vers le bas, elle passe à travers l'appui tête du siège, siffle un bref instant dans l'air de la cabine, perfore la garniture d'une portière arrière, et ressort à l'extérieur de la voiture en traversant la tôle.
Une infime fraction de seconde s'écoule avant que la balle ne frappe une bordure de trottoir en béton.

Cet impact contre un objet dur modifie considérablement sa vélocité et la courbe de sa trajectoire.
Désormais beaucoup plus lente et perdant rapidement de la vitesse, elle rebondit vers le ciel en tournant sur elle-même.
Arrivée à une altitude correspondant à la hauteur d'un immeuble de trois étages, l'attraction terrestre annule la puissante impulsion de départ produite quelques secondes auparavant par l'explosion de la cartouche.

Le cylindre d'acier semble s'arrêter, suspendu un instant au fil de l'éternité, puis, d'abord lentement, enfin de plus en plus vite, il retombe vers le sol sous l'effet de la gravité.

La terre ramène à elle ce qu'elle a produit, l'outil de mort conçu par le génie des hommes, et leur folie.
Sifflant une dernière fois dans l'air chaud de l'été tropical qui s'ouvre devant elle comme une garde d'honneur, la balle qui vient de prendre une vie s'enfonce et disparaît dans la latérite d'une parcelle en friche.
.
Au même moment le moteur du Cruiser cale, le pied de son chauffeur mort n'appuyant plus sur la pédale des gaz.
En un bref instant, les lois immuables de l'univers redessinent la trame incontournable de notre réalité. Le silence s'empare de ce minuscule territoire de la terre.

Dans le véhicule immobile, l'organisme cellulaire complexe, animé par ce qu'on appelle « la vie », a cessé définitivement de fonctionner.
Les composants de son corps commencent déjà à se dissocier.

Un peu plus loin, le fer minéral et le carbone organique, amalgamés en un projectile létal presque indestructible, reposent pour toujours au sein de la terre rouge.

# Posté le samedi 21 juillet 2007 09:25

Modifié le vendredi 27 juillet 2007 13:50

fatigué

fatigué
désolé les gars, je fatigue un peu
les derniers mois ont été un peu durs

il paraît que les gens qui agissent
ne sont pas capables de parler de ce qu'ils font
et que ceux qui parlent
ne connaissent pas la vraie vie

what it means to steal, to cheat, to lie
what it's like to live and die

je cite ces quelques vers d'Omar Khayyam:

Pour parler clairement
et sans paraboles
nous sommes les pièces
du jeu que joue le Ciel
On s'amuse avec nous
sur l'échiquier de l'Etre
et puis nous retournons
un par un
dans la boîte du Néant.

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 18:49

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 19:02

l'oeuvre d'art la plus chere et l'enfant le plus pauvre

l'oeuvre d'art la plus chere et l'enfant le plus pauvre
l'oeuvre d'art la plus chere...
...est incrustee de 8600 diamants.

20 millions de dollars
1100 carats

l'enfant le plus pauvre a quand meme le sourire...

rappelez-vous l'article du sniper
"les diamants sont éternels"
et cherchez l'erreur.

# Posté le samedi 23 juin 2007 16:03

Modifié le dimanche 24 juin 2007 10:47